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E.S.C. ST BRISSONNAIS

CONSEILS POUR LES EXPOSITIONS

25 Mars 2007 , Rédigé par GUY Publié dans #LES CONSEILS DU CLUB

COMMENT EXPOSER EN EXPOSITION CANINE

 

 

 

Préparation a l'exposition

 

 

 

L'objet d'une exposition canine est de choisir parmi les chiens présents ceux qui se rapprochent le plus du standard de chaque race afin de sélectionner les futurs reproducteurs. Dans cette compétition, avoir un beau chien ne suffit pas, encore faut-il le préparer pour l'amener au meilleur de sa condition le jour J.

 

 

 

 

 

La condition

 

 

 

 

 

On entend souvent le mot " condition " autour des rings de présentation. D'après la définition du dictionnaire, la condition est " un état passager relativement au but visé ". Ce terme est particulièrement approprié à la compétition cynophile. Une exposition canine est un véritable show où, une fois examinées les qualités de chaque chien par rapport au standard, intervient le classement des concurrents les uns par rapport aux autres. Pour triompher, un chien doit être au maximum de son potentiel. Cela passe naturellement par la condition physique car les chiens sont jugés tant sur leur morphologie que sur leurs allures.

 

 

 

 

 

Le jour de l'exposition, le chien, quelle que soit sa race, doit être parfaitement musclé, vif, alerte, pleine peau mais sans excès. Le contrôle de cet état physique doit se faire chaque jour, avec une acuité décuplée au fur et à mesure que se rapproche l'exposition : si l'animal prend trop de poids ou, au contraire, est trop sec, il doit être possible de rectifier les rations ou l'exercice. A l'aspect morphologique de la condition physique est rattaché le côté endurance. Les jugements sont parfois très longs lorsqu'il y a beaucoup de concurrents et, pour certaines races, notamment les chiens de travail, l'endurance est primordiale. Le chien doit pouvoir tenir la distance, faire de nombreux tours de ring sans avoir de défaillances et reprendre une position statique idéale dès que cela lui est demandé. Ce qui suppose un entraînement approprié et ne s'improvise pas l'avant-veille de l'exposition.

 

 

 

 

 

L'entraînement

 

 

 

 

 

Trotter longuement autour d'un ring et prendre la statique la plus avantageuse selon le standard n'est pas une activité naturelle pour les chiens, aussi doivent-ils être habitués à cet exercice le plus tôt possible. On peut apprendre à un chiot à rester en statique dès l'âge de 3 mois : il suffit de le poser sur une table et de le maintenir calmement dans la position désirée. Bien sûr, le chiot bougera beaucoup au début et les séances seront courtes, accompagnées de beaucoup d'encouragements.

 

 

 

Mais le chiot comprendra vite ce qu'on lui demande et surtout que cet exercice est lié à un moment agréable pour lui comme pour son maître. Il faut aussi regarder régulièrement ses dents et ne pas hésiter à demander à une personne extérieure à la maison de lui ouvrir la bouche comme le juge le fera plus tard, ce qui habituera le chien à se laisser faire sans crainte.

 

 

 

 

 

A ce stade, on peut commencer à lui passer une laisse semblable à celle qu'il portera plus tard en exposition. Ainsi, il fera la différence entre ses différents types d'activités à l'instant même où l'on prépare ses affaires et il reconnaîtra très vite ce qu'on lui demande. L'avantage d'un chien bien conditionné à la statique et au rituel de présentation est qu'on peut le laisser des mois sans lui faire pratiquer cette activité : il reprendra immédiatement ses réflexes dès qu'il aura identifié la demande à condition toutefois qu'elle soit toujours associée à un moment de plaisir.

 

 

 

 

 

Une fois la statique bien assimilée, il convient d'aborder la présentation en mouvement, très importante car elle permet de déterminer la justesse des allures. Il existe des allures typiques pour chaque race : un Fox marche d'une manière raide et très parallèle qui n'a rien à voir avec la façon souple de se déplacer d'un Saluki. L'allure jugée en exposition est le trot. Le chien est tenu de la main gauche, le conducteur placé à l'extérieur du ring de présentation de manière à ne jamais se mettre entre le juge et le chien. Les séances d'entraînement aux allures doivent être courtes avec un jeune chien, composées de simples allers et retours, puis de plus en plus longues avec un chien que l'on s'apprête à exposer. La technique est relayée par la condition, et l'activité physique d'un chien d'exposition est ajustée à ses besoins : un Berger allemand qui trotte 1 heure sur le ring est entraîné derrière un vélo ou accompagne fréquemment son maître lors de ses joggings !

 

 

 

 

 

Le toilettage

 

 

 

 

 

Selon les races, le toilettage est extrêmement sophistiqué ou... quasiment absent. Mais si le travail de toilettage sur un grand Caniche blanc et sur un Braque allemand n'a rien de comparable, il reste que tous les chiens doivent être impeccables. La propreté du chien, un poil brillant et dépourvu de parasites sont indispensables pour n'importe quelle race. Comme pour l'entraînement, la qualité du poil ne s'improvise pas la veille de l'exposition, même pour les chiens rustiques ou à poil court. On dit souvent que le poil est le miroir de la santé : des conditions de vie satisfaisantes, une bonne alimentation, des vermifugations régulières sont requises afin que le chien ait la qualité de poil minimale pour être présenté.

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les races à poils ras ou courts, un simple bain suffira avant l'exposition.

 

 

 

Pour les autres, tout dépend de ce qui est demandé par le standard et il existe des schémas de toilettage précis pour chaque race. Mais qu'un chien soit épilé, tondu ou simplement démêlé, là encore, il faut s'y prendre largement à l'avance. Un chien à poil dur doit être épilé plusieurs semaines avant la compétition, de simples retouches intervenant la veille du jour J. Un chien à poil long aura sa fourrure entretenue régulièrement, ne serait-ce que pour son confort. Il faut toujours garder à l'esprit que les beaux chiens qui font l'admiration de tous lors des grands championnats ne sont jamais le fruit du hasard, mais le résultat d'un travail et d'une attention constants.

 

 

 

 

 

Le moral et la complicité

 

 

 

 

 

Le chien est un être vivant particulièrement sensible. Il accompagne l'homme dans son travail et ses loisirs depuis la nuit des temps et le fait avec bon cœur. Les expositions canines sont un réel travail pour le chien : il doit marcher, se plier à des rituels, être calme et patient. Rien ne peut être obtenu de lui à haut niveau s'il n'aime pas y participer. Il doit avoir le moral, la pêche ! Plus il  est proche de son maître, mieux il se présente, car la complicité est indispensable : chien et conducteur doivent se comprendre sans un mot, avoir une totale confiance l'un dans l'autre pour réagir vite et bien. Cette confiance et cette complicité s'obtiennent grâce à des activités annexes : jeux, promenades, caresses et vie commune. Car le plaisir des expositions canines, ce n'est pas seulement démontrer que l'on a un beau chien, mais aussi un bon chien, bien dans sa peau.

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que le jugement ?

 

 

 

Le jugement d'exposition est indissociable de la notion de race : cet examen permet d'apprécier les caractéristiques physiques d'un chien, par comparaison à une description du sujet idéal appelée standard. Puisqu'il détermine l'appartenance à une race et limite, à l'intérieur de celle-ci, les variations possibles, c'est un élément capital du système cynophile.

 

 

 

Mais si l'habitué est au fait de toutes ces subtilités, l'exposant débutant, a fortiori le public, en ignorent généralement tout: quels sont les critères, les méthodes, les termes employés ? Que signifient les récompenses attribuées ? Que doit-on faire dans le ring ?

 

 

 

Objectif standard

 

 

 

Le standard est le document fondamental auquel se réfère le juge ; il doit parfaitement le connaître, sans pour autant borner là son étude. Le standard, qui est d'ailleurs plus ou moins précis, décrit en quelque sorte un chien virtuel, une forme parfaite, le but de la sélection étant de produire des sujets qui s'en approcheront au maximum. C'est seulement en observant beaucoup de chiens, leurs multiples et parfois minimes façons de se différencier au sein d'une même race, que le juge pourra en développer une connaissance approfondie.

 

 

 

En France, le titre de champion de beauté a été remplacé par celui de champion de conformité au standard. Cette formule illustre bien le but du jugement : un chien est beau ou laid selon des considérations esthétiques subjectives, alors qu'il est conforme au standard selon des critères scientifiques. Certes, le jugement ne se résume pas à une suite d'équations et l’objectivité absolue n’existe pas : la grille de lecture peut différer suivant les juges, surtout si la façon dont est rédigé le standard autorise des interprétations nuancées. La présentation et le toilettage, qui mettent en valeur les qualités du chien, jouent aussi un rôle, sur lequel les avis sont d'ailleurs partagés ; en principe, elles influent surtout pour départager des sujets de qualité égale. C'est sur les critères de race que le jugement doit essentiellement s'appuyer.

 

 

 

En France, l'examen de conformité au standard permet parallèlement de déterminer si les chiens sont aptes à la confirmation, c'est-à-dire autorisés à produire à leur tour des sujets inscrits au LOF. Si la confirmation se déroule traditionnellement dans le cadre d'une exposition puisque les juges y sont présents, elle n'est pas automatiquement liée à l’événement : on peut présenter un chien en jugement sans la demander.

 

 

 

Critères du jugement

 

 

 

La partie la plus objective du jugement est quantitative : le juge compte et mesure sur le chien ce qui peut l'être, présence des deux testicules, manque éventuel de dents, taille au garrot. Dans les Nationales d'Elevage, consacrées à une ou quelques races gérées par le club spécialisé, des investigations plus poussées sont faites ; dans les expositions multi-races, le juge ne joue guère du pied à coulisses et se contente surtout d'observer, aidé par son expérience cynotechnique.

 

 

 

L'expert se consacre ensuite à un examen qualitatif portant sur deux points fondamentaux.

 

 

 

Le premier est morphologique et concerne chaque région du corps : articulé des mâchoires, proportions générales, membres (ossature, angulations et aplombs), ligne de dos et de ventre, encolure, queue, ont-ils les caractéristiques recherchées dans la race ? Le poil est- il conforme en longueur, texture, couleur ?

 

 

 

Le deuxième point s'observe essentiellement en tête : c'est le "type". Il s'apprécie par la structure même du crâne et du chanfrein, la couleur et la forme des yeux, la position des oreilles, mais aussi

 

par l’expression du chien. Le type en tête est de l'avis général le critère de race le plus important : bien des races ont en effet des constructions proches, des bâtards même peuvent aussi posséder des qualités morphologiques (proportions harmonieuses ou ligne de dos bien droite ), alors que le type est la caractéristique la plus différenciée dans l'éventail des races.

 

 

 

Le juge considère aussi la démarche du chien, vérifiant qu'il peut se déplacer de manière fonctionnelle, toujours en relation avec le standard : un chien de berger ne marche pas comme un molosse ou un terrier. Bien que le juge ne fasse pas passer au chien un test de caractère, il doit néanmoins déterminer s'il a le tempérament adéquat : la méfiance est naturelle chez un lévrier Azawakh, anormale chez un Cocker. L'agressivité entre congénères n'est jamais recherchée, mais un Boxer pourra tout de même manifester plus de tempérament qu'un Collie.

 

 

 

Les méthodes

 

 

 

Concrètement, le juge toise le chien, l'inspecte, le palpe, l'observe de loin pour l'allure générale et la démarche, et de près pour les détails. Selon ses habitudes et le programme de la journée, l'examen d'un sujet peut prendre de 5 à 10 min. L'exposant est censé présenter un animal propre, en bon état physique et psychologique, et faciliter la tâche de l'expert. Le juge analyse rapidement toutes ses observations, qu'il résume, en les dictant à son secrétaire, sur le "slip", petit bulletin remis ensuite à chaque exposant. Notons que les débutants, du fait des termes employés et de l'écriture abrégée du secrétaire, peinent à décrypter les savants commentaires de l'homme de l'art ; si celui-ci n'a pas le temps de faire un commentaire oral, les slips resteront pour eux des énigmes.

 

 

 

Le juge exprime ensuite la qualité du chien sur une échelle de 5 points :

 

 

 

Excellent, Très Bon, Bon, Assez Bon et Insuffisant ; les meilleurs se rapprochent donc de près de l'idéal du standard, les autres s'en éloignent peu à peu ; l'Insuffisant, refusé à la confirmation, ne présente plus assez de critères de race pour prétendre y appartenir, ou bien il s'agit d'un chien typé mais présentant un défaut anatomique majeur (par exemple, manque d'un testicule ou de certaines dents). Il arrive assez souvent qu'un même chien, présenté en condition similaire, n'obtienne pas le même qualificatif sous des juges différents. Ces divergences résultent surtout du fait que la hiérarchie des défauts et des qualités n'est pas identique pour tous : l'un privilégiera toujours le type en tête, l'autre se montrera sévère sur un défaut morphologique, l'autre encore sera sensible à la perfection des allures. Parmi le lot de sujets Excellents, pour chaque sexe et dans chaque classe (Jeune, Intermédiaire, Ouverte, Champion, et Travail si la race en comporte), le juge choisit les quatre meilleurs qu'il va classer ; la qualité de ces sujets étant en principe équivalente, présentation et allures comptent alors beaucoup. Il attribue ensuite les certificats, s'il estime que les premiers les méritent (ce n'est pas systématique ). Entre le meilleur mâle et la meilleure femelle, il choisira enfin le Meilleur de Race qui concourra dans le ring d'honneur pour le Meilleur de Groupe.

 

 

 

Le défilé bien organisé des Meilleurs de Race est d'ailleurs le moment où l'exposition peut brillamment assumer son côté spectacle. Mais s'il reste basé sur la conformité au standard, le jugement individuel n'a pas la même finalité ; le chien d'un exposant néophyte, moins bien présenté ou toiletté que d'autres, peut pourtant posséder un potentiel reproducteur intéressant pour sa race, voire capital si les effectifs sont faibles. On pourrait d'ailleurs avancer que le jugement doit plus servir à la sélection de masse, indispensable au maintien d'une bonne variabilité génétique dans une race, qu'à la fabrication d'une élite restreinte. Les particuliers devraient ainsi être massivement encouragés à passer leur chien au crible du jugement. Si classement et certificats participent de la promotion du chien de race et récompensent les efforts des éleveurs, ils ne doivent pas devenir la seule finalité du jugement. Il y aurait par ailleurs un effort pédagogique à faire en direction des visiteurs; expliciter le jugement contribuerait à éduquer le public au chien de race: combien de gens, perplexes, considèrent ce qui se passe dans le ring comme l'étrange ballet d'une tribu exotique !

 

 

 

Certificats

 

 

 

Le CACS est le Certificat d'Aptitudes de Conformité au Standard ; l'obtention dans un certain délai de plusieurs CACS dont celui de championnat permet au chien de prétendre au titre de Champion de France de Conformité au Standard (selon les cas, il faut en outre qu'il soit indemne de certaines affections héréditaires, ait réussi un test d'aptitudes naturelles, voire obtienne un titre de travail).

 

 

 

Le CACIB est le Certificat d'Aptitudes au Championnat International de Beauté ; plusieurs CACIB obtenus dans des pays différents dans un certain délai permettent au chien de devenir Champion International de Beauté.

 

 

 

La RCACS et la RCACIB sont les "réserves" ; si un chien ne peut finalement prétendre au CACS ou au CACIB, ceux-ci seront attribués au titulaire de la réserve. Par exemple, si un chien déjà champion de France mais placé en classe Ouverte obtient le CACS, celui-ci sera ensuite attribué au chien ayant obtenu la RCACS.

 

 

 

Le juge peut délivrer le CACS au 1er de la classe Ouverte ou Travail, plus, en exposition internationale, le CACIB à l'un de ceux-ci ou au 1er de la classe Champion ; les seconds se voient éventuellement attribués la RCACS et/ou la RCACIB. Certificats comme qualificatifs sont symbolisés par des cartons de différentes couleurs remis à l'exposant.

 

 

 

La présentation : le minimum nécessaire

 

 

 

L'exposant doit s'arranger pour que le chien ne regimbe pas pour l'examen de la dentition et des testicules. Puis il le placera de manière à ce qu'il tienne debout, les quatre pattes bien posées au sol et l'encolure relevée, pour l'examen "en statique" qui permet au juge d'apprécier ses caractéristiques, puis trotte à son côté pour l'examen de la démarche. Certains chiens ne voient aucun inconvénient à se prêter à ces exercices, pour d'autres cela nécessitera un apprentissage. Même quand on n'a pas vocation à devenir un pro du "handling", chacun admettra que le chien qui se traîne sur le ring comme une limace neurasthénique, ou qui au contraire ne cesse de sauter comme s'il était branché sur le 220 V, fait peu pour exprimer ses qualités !

 

 

 

Notons qu'il ne faut pas relâcher son attention tant qu'on n'est pas sorti du ring : le juge ne regarde pas seulement le chien au moment de son passage, mais y jette de fréquents coups d'œil afin de repérer d'éventuels défauts édulcorés par la présentation.

 

 

 

"Slips" de jugement : quelques termes et expressions

 

 

 

"Bien dans le type", ou "manque de type" : la tête est conforme ou non aux critères de la race.

 

"Tête préférée plus sèche", ou "plus ciselée" : les tissus sous-cutanés sont trop épais.

 

"Joues chargées" : les muscles zygomatiques sont saillants.

 

"DCC" : dentition complète en ciseaux.

 

"DCT" : dentition complète en tenailles.

 

"Bonne sortie d'encolure" : l'encolure est bien dégagée des épaules et suffisamment longue.

 

"Poitrine bien descendue", ou "du coffre" : la poitrine est suffisamment profonde.

 

"Manque d'air sous le ventre" : le chien est trop trapu

 

"Dos mou", ou "ensellé" : la ligne du dos n'est pas assez rectiligne.

 

"Avant-main" : les membres antérieurs depuis l'épaule jusqu'au pied.

 

"Arrière-main" : les membres postérieurs depuis la hanche jusqu'au pied.

 

"Serre à l'arrière" : aux allures, les postérieurs sont trop rapprochés.

 

"Pied de chat" : le pied a des doigts cambrés et une forme ronde.

 

"Pied de lièvre" : le pied est allongé.

 

"Doit se finir" ou "doit s'éclater" : la construction est encore juvénile.

 

"Mouvement préféré plus profond" : le chien devrait couvrir plus de terrain à chaque foulée.

 

"Présenté un peu rond" : le chien est trop gros.

 

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